
Juillet 2005,
Chiquisqua, Pérou
C'est à l'incipit de Cervantès que m'a fait penser le pas lent des mules qui descendaient vers le Rio Apurimac. Une vie au ralentit et pourtant, des muletiers jeunes dont l'apparent flegmatisme cache pourtant mal leur sens des réalités : combien sont-ils à sentir que sous leurs pieds, le sol et la vie sont en mouvement ? Tous le savent très bien et dans cette petite révolution économique que connaît la région, chacun cherche à tirer son épingle du jeu.
La prise de vue a été rendue possible grâce au formidable zoom grand angulaire 17-35 AFS de Nikon, bien que l'optique, poussée à ses limites écrasent quelque peu la perspective... C'est l'un des rares clichés qui me procure un peu de satisfaction malgré le recul du temps ; à la fois parce qu'il est un démenti plutôt convainquant à la sacro sainte règle des tiers - à mes yeux en tous les cas - et aussi parce qu'il n'en finit pas de me persuader qu'il existe bien un créneau entre la photo de paysage et l'animalier qui ait une teinte "sociale" attrayante, même lorsqu'on affectionne l'échelle humaine.
Je dois pourtant m'incliner sur un point : il est évident qu'une bonne photo tient aussi à un "bon décors" : le mérite du photographe en est sensiblement diminué et il ne se passe pas une fois, depuis cette photo, sans que je m'interroge sérieusement sur ce qui peut faire pousser des "ôôôh" d'admiration devant un cliché semblable... pour le dire autrement, je ne sais guère si je dois voir dans ce shot un premier pas vers une pratique plus technique de la photo, saluer un coup de bol monstrueux au moment d'appuyer sur le déclencheur ou tout simplement - et beaucoup plus vraisemblablement - remercier la nature d'être grandiose... dur dur de ne pas admettre après ça qu'il faille bosser la composition pour se forger un style dans la pratique... dur dur aussi d'y arriver !
Chiquisqua, Pérou
C'est à l'incipit de Cervantès que m'a fait penser le pas lent des mules qui descendaient vers le Rio Apurimac. Une vie au ralentit et pourtant, des muletiers jeunes dont l'apparent flegmatisme cache pourtant mal leur sens des réalités : combien sont-ils à sentir que sous leurs pieds, le sol et la vie sont en mouvement ? Tous le savent très bien et dans cette petite révolution économique que connaît la région, chacun cherche à tirer son épingle du jeu.
La prise de vue a été rendue possible grâce au formidable zoom grand angulaire 17-35 AFS de Nikon, bien que l'optique, poussée à ses limites écrasent quelque peu la perspective... C'est l'un des rares clichés qui me procure un peu de satisfaction malgré le recul du temps ; à la fois parce qu'il est un démenti plutôt convainquant à la sacro sainte règle des tiers - à mes yeux en tous les cas - et aussi parce qu'il n'en finit pas de me persuader qu'il existe bien un créneau entre la photo de paysage et l'animalier qui ait une teinte "sociale" attrayante, même lorsqu'on affectionne l'échelle humaine.
Je dois pourtant m'incliner sur un point : il est évident qu'une bonne photo tient aussi à un "bon décors" : le mérite du photographe en est sensiblement diminué et il ne se passe pas une fois, depuis cette photo, sans que je m'interroge sérieusement sur ce qui peut faire pousser des "ôôôh" d'admiration devant un cliché semblable... pour le dire autrement, je ne sais guère si je dois voir dans ce shot un premier pas vers une pratique plus technique de la photo, saluer un coup de bol monstrueux au moment d'appuyer sur le déclencheur ou tout simplement - et beaucoup plus vraisemblablement - remercier la nature d'être grandiose... dur dur de ne pas admettre après ça qu'il faille bosser la composition pour se forger un style dans la pratique... dur dur aussi d'y arriver !
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