
Juillet 2005.
Village de Cachora, "terminal terrestre" des convois de mules qui se acheminent provisions, baggages et parfois touristes crevés en direction du site de ChoqeK'iraw (Pérou).
Après une première année passée à shooter tout et n'importe quoi, je me suis enfin décidé à accepter l'idée qu'une photo ne vaut que dans un contexte... un fil rouge, un "angle" comme ils disent dans le jargon technique des journalistes, bref, une histoire à raconter... le sujet peut être brûlant, délicat ou vraiment passionant, il n'en restera jamais moins que mes pauvres clichés n'auront jamais d'esthétique propre : ils seront sans cesse comparés, jugés et appréciés à l'aune de références illustres... c'est bien cruel et triste mais on fait sensation avec ses photos (au départ et pendant longtemps) à partir du moment où l'oeil du spectateur est connecté à un cerveau bourré de références... pour le dire simplement, soigner la composition et la technique sans espérer devenir Cartier Bresson ; le reste ne nous appartient pas... ou est littérature, c'est selon.
Ces photos de pieds et sabots s'inscrivent dans une série qui visaient à décrire le travail des muletiers péruviens ; pas vraiment sexy comme sujet, j'en conviens... pas follement original non plus d'ailleurs. Toujours est-il qu'avec un site archéologique en voie de rénovation et devenue une alternative moins coûteuse et plus "sauvage" au trop bondé Machu Pichu, le village de Cachora (dpto. Dstrct. Cuzco), a connu sa petite révolution avec l'émergence d'une économie centrée sur la mule les jeunes (enfants et adolescents) chargés de les entretenir et de les faire tourner. L'ensemble du travail (en tout 24 photos) était destiné à être présenté à Paris Match dans le cadre du prix du Photoreportage étudiant.
Ces photos de pieds et sabots s'inscrivent dans une série qui visaient à décrire le travail des muletiers péruviens ; pas vraiment sexy comme sujet, j'en conviens... pas follement original non plus d'ailleurs. Toujours est-il qu'avec un site archéologique en voie de rénovation et devenue une alternative moins coûteuse et plus "sauvage" au trop bondé Machu Pichu, le village de Cachora (dpto. Dstrct. Cuzco), a connu sa petite révolution avec l'émergence d'une économie centrée sur la mule les jeunes (enfants et adolescents) chargés de les entretenir et de les faire tourner. L'ensemble du travail (en tout 24 photos) était destiné à être présenté à Paris Match dans le cadre du prix du Photoreportage étudiant.
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