Juillet 2007Fengjie, Dictrict de Chongqing, Chine.
L'écriture et la photographie sont assez mauvaises copines. La raison est assez simple : l'une dévoile ce que l'autre voudrait cacher. Autrement dit, le ressort habituel de l'érotisme photographique dessert toujours ou l'une, ou l'autre. Et pourtant je suis convaincu qu'il y a autre chose que de la simple facilité à prendre en photo des pans d'écriture. Peut être est-ce la sensation de mettre en abîme un mode d'expression par un autre... peut-être y'a-t-il aussi quelque chose d'assez normal à être fasciné par l'écriture des autres ? Je ne sais pas exactement.
Le premier cliché a été pris sur les bords du Changjiang. Une fois encore, une photo à l'arrachée : je remontais la côte, le long de la route qui serpente entre les buildings de bétons de Fengjie. En général, j'ai des oeillères quand je me promène dans un décors que je connais bien (ou que je crois bien connaître du moins), autant mes sens sont en éveil lorsque je parcours un lieu pour la première fois. Les comités de quartiers affichent souvent leurs mots d'ordre et les nouvelles concernant les mesures prises par la municipalité sur ces grands tableaux collectifs. Un instant de pénombre pour souffler un peu et un autochtone nonchalament appuyé contre la barrière en train de lire. J'ai armé le levier : trois prises de vue avec un demi diaph d'écart pour un seul résultat honorable. Le calcul d'exposition sur la zone claire a échoué : contraste global massacré. Pour la vue établie par moyenne pondérée centrale, les tons sont trop neutre et le piqué laisse à désirer. Enfin, la dernière vue, l'exposition alignée sur la zone sombre, le piqué est correcte, les zones sombres respectées....
Le premier cliché a été pris sur les bords du Changjiang. Une fois encore, une photo à l'arrachée : je remontais la côte, le long de la route qui serpente entre les buildings de bétons de Fengjie. En général, j'ai des oeillères quand je me promène dans un décors que je connais bien (ou que je crois bien connaître du moins), autant mes sens sont en éveil lorsque je parcours un lieu pour la première fois. Les comités de quartiers affichent souvent leurs mots d'ordre et les nouvelles concernant les mesures prises par la municipalité sur ces grands tableaux collectifs. Un instant de pénombre pour souffler un peu et un autochtone nonchalament appuyé contre la barrière en train de lire. J'ai armé le levier : trois prises de vue avec un demi diaph d'écart pour un seul résultat honorable. Le calcul d'exposition sur la zone claire a échoué : contraste global massacré. Pour la vue établie par moyenne pondérée centrale, les tons sont trop neutre et le piqué laisse à désirer. Enfin, la dernière vue, l'exposition alignée sur la zone sombre, le piqué est correcte, les zones sombres respectées....
Juillet 2007Fengjie, Dictrict de Chongqing, Chine.
Pour cette prise de vue, identique dans ses intentions à la précédente, le point intéressant me paraissait davantage la composition : ici, pas de contraste global particulier à respecter puisqu'il n'y a pas ce jeu de pénombre à rendre sur le grain de la photo. En revanche, l'intérêt manifeste réside dans le cadrage. Quel portion de sol allouer à cette scène ? Faut-il couper le tableau d'affichage ou le laisser entier pour déséquilibre totalement la composition ? Un léger cadrage décentré et pris de 3/4 biais pour perdre les repères visuels et juste de quoi s'interroger sur les alentours en laissant un petit bout de sol et un entrebâillement sur la ruelle atenante. J'ignore si j'aurai pu faire mieux... après coup, il m'est facile d'imaginer qu'un cadrage plus resserré aurait peut être été plus efficace mais les courtes focales font assez mauvais ménage avec la photo à l'arraché.
Juillet 2007
Bus en direction de Heimahe, province du Qinghai, Chine.
Juillet 2007Dernière prise de vue : un bus. Après la série de portraits en huis clos en mouvement dont j'ai déjà parlé au début de septembre, j'ai eu envie de prendre en décalé les visages. Contraste thématique non plus plastique. Un visage d'enfant intrigué par l'objectif, des passagers âgés concentrés sur le décors environnant : une diagonale structurante de silhouettes à la base de laquelle émerge une intrus : la composition était toute trouvée mais il fallait encore réussir à se déplacer dans le bus sans attirer l'attention de tout le monde...
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