Que se passe-t-il lorsque la photo tend la main à la peinture ? Je m'étais posé la question il y a déjà pas mal de temps, à la faveur d'une exposition intitulée Vienne 1900. En revenant de cette expo, j'ai eu envie de tenter une série noir et blanc autour de la thématique du grain et de la texture. La question initiale était simple : la pratique photographique est basée sur la compréhension de la lumière... que se passe-t-il lorsqu'on l'attention du photographe se porte exclusivement sur le modelé du tirage ? Pour tenter de voir ce que pouvait donner cette idée un peu folle, j'ai commencé par réfléchir à celui des quatre peintres que j'avais vu. J'aime beaucoup Schiele, mais les portraits et personnages de Klimt me semblaient plus faciles à mettre en oeuvre que les folles constructions paysagères de Schiele.
J'ai d'abord élaboré un cadrage très serré : à l'inverse du tableau de Klimt, seul le personnage m'intéressait. Dans le cadre défini, j'ai cherché à travailler le modelé graphique par des jeux de volumes et de masses en opposant des vêtements de textures différentes (renflement au niveau des épaules avec une serviette grossière de bain humide / robe fine et souple / gel dans les cheveux pour obtenir un effet de figé).
Une fois mis au point le contraste de texture vestimentaire, j'ai cherché à travailler le jeu des coupures nettes entre les zones claires et les zones sombres du fond. Pour parvenir à cela, j'ai procédé à une première vue en nette sous-exposition d'une estampe chinoise : une masse claire ondulant sur une surface sombre qui devait permettre d'isoler un rectangle de lumière aux détails imprécis et l'envers.
Une fois ces détail terminé, j'ai effectué une série de 24 prises de vues sur les "fonds que j'avais préparé. C'est la huitième qui fut le plus concluante.
J'ai d'abord élaboré un cadrage très serré : à l'inverse du tableau de Klimt, seul le personnage m'intéressait. Dans le cadre défini, j'ai cherché à travailler le modelé graphique par des jeux de volumes et de masses en opposant des vêtements de textures différentes (renflement au niveau des épaules avec une serviette grossière de bain humide / robe fine et souple / gel dans les cheveux pour obtenir un effet de figé).
Une fois mis au point le contraste de texture vestimentaire, j'ai cherché à travailler le jeu des coupures nettes entre les zones claires et les zones sombres du fond. Pour parvenir à cela, j'ai procédé à une première vue en nette sous-exposition d'une estampe chinoise : une masse claire ondulant sur une surface sombre qui devait permettre d'isoler un rectangle de lumière aux détails imprécis et l'envers.
Une fois ces détail terminé, j'ai effectué une série de 24 prises de vues sur les "fonds que j'avais préparé. C'est la huitième qui fut le plus concluante.
Bilan mitigé : le cadrage relativement efficace dans l'ensemble, n'est cependant guère probant si l'on considère que j'ai coupé accidentellement le doigt du modèle. Le gros échec de cette série est le mauvais réalignement de la pellicule, qui a entraîné la surimpression de la deuxième série "à cheval" sur la première, laissant apparaître les données techniques (ouverture incrément IL et données du diaphragme) intersticielles du négatif.
En revanche, le rendu est satisfaisant au vu des objectifs : l'épaisseur irrespirable et confuse de la composition est bien celle que j'avais espéré. Par ailleurs, le jeu des surimpressions entre zone d'ombre et de lumière est relativement proche de ce que je cherchais également.
En définitive, cet exercice amusant m'a amené à revoir certains aspects de ma pratique. A l'instar de l'immense Steichen, qui après sa période symbolique, s'engagea dans un usage pragmatique et materialiste de la photo, j'ai fini par abandonner les savantes constructions de studio. Ma place n'est pas dans ce monde, mais dehors, auprès des vivants. La photo est un art figé, certes, mais que je ne conçois pas dénué de spontanéité. Le caractère touchant de la composition ainsi élaborée pendant de longues heures de préparation ne retient plus mon attention aujourd'hui : j'y vois un essai, une pirouette technique et les oripeaux de mes prétentions artistiques. C'est une banalité énorme que j'affirme ici, mais notre pratique photographique reflète ce en quoi nous croyons. Avec tout le respect (sincère) que leur dois, je ne suis pas de ceux qui peuvent se préparer des heures dans la salle de bain et font de leur tenue un signe de reconnaissance sociale, un instrument de pouvoir. Chez moi les vêtements, le maintien, l'attitude et donc, la photo que je pratique est une tranche de vie, pas un message idéologique. Poétiser ou Travestir (SANS AUCUNE CONNOTATION PEJORATIVE POUR CES DEUX PRATIQUES) le réel ne m'intéresse que finalement peu. Que cette expérience m'ait permis de m'en rendre compte, même après tout ce temps, est déjà beaucoup...
En définitive, cet exercice amusant m'a amené à revoir certains aspects de ma pratique. A l'instar de l'immense Steichen, qui après sa période symbolique, s'engagea dans un usage pragmatique et materialiste de la photo, j'ai fini par abandonner les savantes constructions de studio. Ma place n'est pas dans ce monde, mais dehors, auprès des vivants. La photo est un art figé, certes, mais que je ne conçois pas dénué de spontanéité. Le caractère touchant de la composition ainsi élaborée pendant de longues heures de préparation ne retient plus mon attention aujourd'hui : j'y vois un essai, une pirouette technique et les oripeaux de mes prétentions artistiques. C'est une banalité énorme que j'affirme ici, mais notre pratique photographique reflète ce en quoi nous croyons. Avec tout le respect (sincère) que leur dois, je ne suis pas de ceux qui peuvent se préparer des heures dans la salle de bain et font de leur tenue un signe de reconnaissance sociale, un instrument de pouvoir. Chez moi les vêtements, le maintien, l'attitude et donc, la photo que je pratique est une tranche de vie, pas un message idéologique. Poétiser ou Travestir (SANS AUCUNE CONNOTATION PEJORATIVE POUR CES DEUX PRATIQUES) le réel ne m'intéresse que finalement peu. Que cette expérience m'ait permis de m'en rendre compte, même après tout ce temps, est déjà beaucoup...
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Time is running out slowly but, since a few days, I smell the rain. It's a well-known impression I met sometime before, though it doesn't seem to be like anything I already encountered since now. I should be more careful than before, and try to be lighter than ever : I'm not sure to be able to cope with a new tornado self-constructed. At least, this time there will be no backfire on me, for I didn't do anything but imagine, think and dream. But it's not free from trouble either. I may thank life for what it brought to me but I'm still upset. Should I be less overthinking ? For sure I should. But I can't help doing it. I discovered a broken part of my brain defence-system ten days ago, and the wind is blowing fast by this aperture since that moment. I'm used to repairing damage of the thoughts as soon as I notice them, but this time I'll let go. I already have a lot to worry for others things. My inner life was lacking of light anyway, I guess one aperture should allow it to take a deep breath and, who knows, maybe more. Breath a bit Kim, life is not only a bitch.
"Sumire était une indécrottable romantique, doublée d'une cynique et d'une têtue. Pour s'exprimer plus joliment, elle n'avait aucune expérience de la vie.
Capable de parler pendant des heures, elle pouvait se réfugier dans un mutisme total en présence de quelqu'un qui lui déplaisait (c'est à dire la majorité des individus). Elle fumait trop, égarait son billet à chaque fois qu'elle prenait le train, et avait tendance à oublier de se nourrir quand elle réfléchissait intensément - en conséquence, elle était maigre comme une de ces orphelines de guerre qu'on voit dans les vieux films italiens, avec des grands yeux ressortant dans un visage émacié. une photo serait bien plus parlante que tous ces mots, malheureusement, je n'en ai aucune. Elle détestait prendre la pose, ne souhaitant pas laisser à la postérité de "portrait de l'artiste dans sa jeunesse". Si j'avais une photo d'elle, je suis sûr que ce serait un document inestimable pour montrer à quel point certains êtres humains peuvent être particuliers..."
Capable de parler pendant des heures, elle pouvait se réfugier dans un mutisme total en présence de quelqu'un qui lui déplaisait (c'est à dire la majorité des individus). Elle fumait trop, égarait son billet à chaque fois qu'elle prenait le train, et avait tendance à oublier de se nourrir quand elle réfléchissait intensément - en conséquence, elle était maigre comme une de ces orphelines de guerre qu'on voit dans les vieux films italiens, avec des grands yeux ressortant dans un visage émacié. une photo serait bien plus parlante que tous ces mots, malheureusement, je n'en ai aucune. Elle détestait prendre la pose, ne souhaitant pas laisser à la postérité de "portrait de l'artiste dans sa jeunesse". Si j'avais une photo d'elle, je suis sûr que ce serait un document inestimable pour montrer à quel point certains êtres humains peuvent être particuliers..."


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