dimanche 27 janvier 2008

Pour moi, tu as seulement l'air d'essayer d'enlever ton slip avant d'avoir enlevé ton pantalon avant, c'est tout...

Janvier 2008,
Kyoto, Kansai, Japon.
"hang' on there !"

Janvier 2008,
Kyoto, Kansai, Japon.
Photo Kimura M.

Nous avons chacun nos pays. Je ne pouvais le croire avant de faire la connaissance d'une femme qui photographiât les mêmes choses que moi, mais le regard de chacun est vraiment fascinant de différence.

Nous marchons dans les mêmes rues, voyons les mêmes choses, rencontrons les mêmes personnes. Et pourtant... mon Japon n'est pas le sien.

Pas seulement parce qu'elle y vit depuis toujours et que j'y suis un étranger.

Pas seulement parce qu'elle prend ses photos en couleurs et moi en noir et blanc...

Mes destinations sont fantomatiques, vaporeuses, réfléchissante, faites de jeux de lumières et de pénombres, de silhouettes furtives et de regards emprunts de tristesse. Ses parcours sont baignés de chaleur, de tentures colorées et des détails qui sont la vie même : son Japon est celui des accessoires de laque, des paysages apaisants et des trajectoires humaines exaltant sous le zénith.

En voyant mes tirages, j'ai longtemps hésité avant de laisser échapper un soupir : mon Japon ressemble à ma Chine, qui ressemble à s'y méprendre à mon Pérou... Dois-je en déduire que des réflexes issus de mon exigence personnelle se sont installés dans ma pratique à mon insu ? Serait-ce que j'ai trouvé mon style ? Suis-je obsédé par des leitmotiv obvis ?

Je m'effraie. Dans tous les cas, m'enfermer dans un style ou une façon me paraît aussi prématuré que présompteux. La photo est une activité récente dans mon existence : si mes habitudes et sujets de prédilection sont déjà si prégnant à ce stade, que sera-ce dans quelques années ?

Je suis content de voir qu'une certaine forme d'exigence m'a conduit rapidement à un résultat voulu (c'est la preuve qu'on peut lorsqu'on s'en donne les moyens)... Mais je vais devoir changer la corde à mon arc et reprendre le chemin des expériences éloignées de mon port habituel de mouillage : il faut savoir parfois sortir de ses propres sentiers battus pour eviter le risque d'un enlisement. La photo est comme la vie, elle récompense mal les pantouflards...



어느 맑은 봄날
바람에 이리저리 휘날리는 나뭇가지를 바라보며 제자가 물었다.
스승님 ! 저것은 나뭇가지가 움직이는 겁니까 바람이 움직이는 겁니까 ?
스승은 제자가 가르키는 것을 보지도 않은채 웃으며 말했다.
무릇 움직이는 것은 나뭇가지도 아니고 바람도 아니며 니 마음 뿐이다.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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