Le temps s'est ralenti dernièrement (sauf quand les tuiles et les doutes s'enchaînent). Je trouve qu'il fait plus froid. Je viens de terminer mon petit tour du propriétaire et je crois que finalement, l'investissement n'est pas rentable. Et puis de toute façon, pour autant que je puisse me rendre compte, l'actuelle propriétaire n'a pas l'air des masse emballée par l'idée de conclure la transaction. Tant pis. Avais-je vraiment besoin de cela ? Peut être. Cette fois, c'est décidé, je pars marcher 15 jours dans le Nord. Il n'y aura pas de passage par la case départ. Elle veut un ami, je cherche autre chose. Alors tant pis. Ca devient trop le bordel cette histoire. Je viens de me concocter un petit itinéraire qui devrait pas être désagréable :
_ Mon avion se pose le 20 avril au matin. Avec un peu de chance, je devrai pouvoir atteindre Niigata dans l'après-midi et trouver un coin où me poser. Le Japon de l'envers est fascinant paraît-il.
Je dispose d'une semaine et demi pour atteindre l'extrémité ouest de mon parcours : Kanazawa. Un peu plus de 200 km, soit 15 km par jour. Cela me semble plus que possible, sachant que si je veux profiter d'une ville, le train est une option possible. Normalement, avec une tente cela devrait suffire et mon duvet est assez chaud. je dois penser à établir mes étapes en fonctions des habitations sans quoi, il me faudra trimbaler des provisions.
_ Je compte m'arrêter dans la région de Nagano (au nord du Nagano-Ken). Il y a de splendides choses à voir, qui me sortiront un peu des décors urbains.
_ Enfin, Kanazawa sera mon Kyoto du Nord : les quartiers historiques sont, paraît-il magnifiques à voir et j'aurai sans doute besoin de nettoyer un peu mes affaires ainsi que d'un bon bain.
Tout ça ne me paraît pas trop difficile à accomplir. Je reproduis sans doute un itinéraire assez analogue à celui qu'emprunta Murkami lors de ses années d'études. Je dois penser à emporter deux bons bouquins et une lampe frontale : c'est la clef de la réussite. Je crois que c'est bon signe mais la lecture est redevenue une aventure en soi. Cette fois-ci, je veux découvrir le livre en même temps que les lieux. Pas de course au mouton sauvage dans les lointaines étendues d'Hokkaido, mais un petit roman : Tony Takitani et une nouvelle "Le souffle perdu de la jeunesse". Ce sont là les deux derniers de ses ouvrages que je n'ai pas encore lu. Ils sont sur un coin de mon bureau et la tentation de les lire dès maintenant est forte... mais je dois tenir bon.
La seule inconnue à cette équation du bonheur, c'est si la Chine se manifeste. Si Beijing ou Shanghai m'appelle, il me faudra peut être quitter l'archipel et rejoindre en quatrième vitesse le continent pour faire acte de présence. C'est une hypothèque sévère qui pèse sur mes vacances, mais, soyons honnêtes, j'espère de tout coeur que cela sera le cas. Certaines personnes aiment les vacances conceptuelles : le miennes seront paradoxales car le bonheur qu'elle peuvent me procurer vient de qu'il peut exister un facteur perturbateur les empêchant d'avoir lieu. Drôle non ? Moi je trouve ça rigolo. Quoi qu'il arrive, je sens qu'on va bien rire.
Il ne me reste plus qu'à lui annoncer que je ne viens pas. Il ne reste plus qu'à lui dire "venir me chercher à l'aéroport est inutile, je trace la route vers le Nord". Qu'aurais-je eu à attendre de toute façon, d'un séjour à ses côtés ? Mademoiselle travaille la moitié du temps et je n'ai guère envie de traîner à Tokyo en l'attendant. Il y a des choses que je souhaite voir, tant pis. 别了
_ Mon avion se pose le 20 avril au matin. Avec un peu de chance, je devrai pouvoir atteindre Niigata dans l'après-midi et trouver un coin où me poser. Le Japon de l'envers est fascinant paraît-il.
Je dispose d'une semaine et demi pour atteindre l'extrémité ouest de mon parcours : Kanazawa. Un peu plus de 200 km, soit 15 km par jour. Cela me semble plus que possible, sachant que si je veux profiter d'une ville, le train est une option possible. Normalement, avec une tente cela devrait suffire et mon duvet est assez chaud. je dois penser à établir mes étapes en fonctions des habitations sans quoi, il me faudra trimbaler des provisions.
_ Je compte m'arrêter dans la région de Nagano (au nord du Nagano-Ken). Il y a de splendides choses à voir, qui me sortiront un peu des décors urbains.
_ Enfin, Kanazawa sera mon Kyoto du Nord : les quartiers historiques sont, paraît-il magnifiques à voir et j'aurai sans doute besoin de nettoyer un peu mes affaires ainsi que d'un bon bain.
Tout ça ne me paraît pas trop difficile à accomplir. Je reproduis sans doute un itinéraire assez analogue à celui qu'emprunta Murkami lors de ses années d'études. Je dois penser à emporter deux bons bouquins et une lampe frontale : c'est la clef de la réussite. Je crois que c'est bon signe mais la lecture est redevenue une aventure en soi. Cette fois-ci, je veux découvrir le livre en même temps que les lieux. Pas de course au mouton sauvage dans les lointaines étendues d'Hokkaido, mais un petit roman : Tony Takitani et une nouvelle "Le souffle perdu de la jeunesse". Ce sont là les deux derniers de ses ouvrages que je n'ai pas encore lu. Ils sont sur un coin de mon bureau et la tentation de les lire dès maintenant est forte... mais je dois tenir bon.
La seule inconnue à cette équation du bonheur, c'est si la Chine se manifeste. Si Beijing ou Shanghai m'appelle, il me faudra peut être quitter l'archipel et rejoindre en quatrième vitesse le continent pour faire acte de présence. C'est une hypothèque sévère qui pèse sur mes vacances, mais, soyons honnêtes, j'espère de tout coeur que cela sera le cas. Certaines personnes aiment les vacances conceptuelles : le miennes seront paradoxales car le bonheur qu'elle peuvent me procurer vient de qu'il peut exister un facteur perturbateur les empêchant d'avoir lieu. Drôle non ? Moi je trouve ça rigolo. Quoi qu'il arrive, je sens qu'on va bien rire.
Il ne me reste plus qu'à lui annoncer que je ne viens pas. Il ne reste plus qu'à lui dire "venir me chercher à l'aéroport est inutile, je trace la route vers le Nord". Qu'aurais-je eu à attendre de toute façon, d'un séjour à ses côtés ? Mademoiselle travaille la moitié du temps et je n'ai guère envie de traîner à Tokyo en l'attendant. Il y a des choses que je souhaite voir, tant pis. 别了

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire