Gare de marchandises de Jiayuguan, Province du Gansu, Chine
Accrochez-vous les enfants, Kim est de retour
et nul ne sait ce qu'il a mis dans le moteur cette fois
Accrochez-vous les enfants, Kim est de retour
et nul ne sait ce qu'il a mis dans le moteur cette fois
La neige tombe à nouveau.
J'ai pris la voiture cette après-midi pour me rendre dans la haute vallée de la Vologne. Les sapins d'ici sont d'une tristesse sans nom, mais leur masse ployant sous le poids de la neige fraîchement tombée est un régal pour les yeux. Comme il m'était arrivé au Japon ce Noël, j'avais d'emblée décidé de ne pas emporter mon armada photographique. Lorsque la courses des événements et l'image que l'on s'en fait est agréable à vivre par avance, je préfère laisser mes rouleaux à la maison. Il y a des choses qui ne se racontent pas, d'autres qui sont faites pour être appréciée sans filtre. Oui, il m'arrive aussi d'oublier mon appareil.
Demain, si le temps se maintient, je retournerai voir les flocons tomber. Cette fois, je serai accompagné d'un objectif.
Lorsque j'ai acquis mon boîtier définitif, voici quelque temps déjà, je m'étais fait un devoir de reproduire dans sa carcasse métallique, les mots du poète japonais Bashô, un haiku qui m'avait beaucoup plu et dont j'ai fait ma profession de foi, dédiée à l'image, à la photo et au reportage.
Je suis à deux doigts de récupérer mon temps libre. Ce temps qui n'appartient qu'à moi. J'ai déjà mille et un projets pour le remplir, pour en faire quelque chose de plus conforme à ce que j'imaginais de ma vie. Il y aura du sang, c'est sûr, mais la perspective de recouvrer ce qui ne m'est pas dû, mais que je me suis aliéné pendant tant d'années me réchauffe le coeur... au point qu'il faut que j'aille apaiser l'ébullition sous les giboulées neigeuses de mars. Bientôt, quoi qu'il arrive, où que je sois, je serai à même de sourire. Ce n'est pas rien.
La vie est merveilleuse.
J'ai pris la voiture cette après-midi pour me rendre dans la haute vallée de la Vologne. Les sapins d'ici sont d'une tristesse sans nom, mais leur masse ployant sous le poids de la neige fraîchement tombée est un régal pour les yeux. Comme il m'était arrivé au Japon ce Noël, j'avais d'emblée décidé de ne pas emporter mon armada photographique. Lorsque la courses des événements et l'image que l'on s'en fait est agréable à vivre par avance, je préfère laisser mes rouleaux à la maison. Il y a des choses qui ne se racontent pas, d'autres qui sont faites pour être appréciée sans filtre. Oui, il m'arrive aussi d'oublier mon appareil.
Demain, si le temps se maintient, je retournerai voir les flocons tomber. Cette fois, je serai accompagné d'un objectif.
Lorsque j'ai acquis mon boîtier définitif, voici quelque temps déjà, je m'étais fait un devoir de reproduire dans sa carcasse métallique, les mots du poète japonais Bashô, un haiku qui m'avait beaucoup plu et dont j'ai fait ma profession de foi, dédiée à l'image, à la photo et au reportage.
"Allons regarder la neige, Jusqu'à en tomber nous-même"
Je suis à deux doigts de récupérer mon temps libre. Ce temps qui n'appartient qu'à moi. J'ai déjà mille et un projets pour le remplir, pour en faire quelque chose de plus conforme à ce que j'imaginais de ma vie. Il y aura du sang, c'est sûr, mais la perspective de recouvrer ce qui ne m'est pas dû, mais que je me suis aliéné pendant tant d'années me réchauffe le coeur... au point qu'il faut que j'aille apaiser l'ébullition sous les giboulées neigeuses de mars. Bientôt, quoi qu'il arrive, où que je sois, je serai à même de sourire. Ce n'est pas rien.
La vie est merveilleuse.

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