mardi 15 avril 2008

黑龙江, road to thesis

Mai 2005,
Paris, XIIIeme arrondissement, Tour Helsinki, France.
"The guy who was to make me know that I'm a jerk to be beating around the bush"



A Eun-young, ma Terre des Ancêtres.




Dans très exactement 85 jours, soit 2136 heures, soit 7 millions 689 600 secondes, un grand oiseau de fer me conduira de nouveau vers l'Empire du Milieu. Cette fois, je n'y vais pas en touriste. Je n'y vais pas seul. Alors que le monde aura les yeux rivé sur le Sud et l'Est, JO et Tibet obligent, je prendrai la route du grand nord. Je me rends sur les bords de l'Amour, ce grand fleuve du dragon noir comme l'appellent les Chinois. J'en vais étudier les populations, l'épaisseur de la frontière. Une formidable moisson de photos se préparent et les idées se bousculent dans ma tête.

Je revis. Après 5 années laborieuses faite de fuites en avant et de projets sur la comète du fou, les mois qui s'annoncent m'offrent la possibilité de retomber sur terre sans me briser les os. il y a du dégât, but I'm still standing. Dans quelques heures, j'aurai peut être l'une des plus importantes discussion de mon existence avec une parfaite inconnue. Peut être est-ce le début d'une longue spirale vertueuse de la prospérité. Je ne sais pas comment je finirai cette année où rien de ce qui était prévu n'a surgi.

Je sais seulement trois choses :
_ Le Japon de Murakami et de l'enfance gâchée m'attend dans 4 jours.
_ La Chine de mon avenir me tend les bras et je compte bien lui donner tout ce que j'ai pour être digne d'elle.
_ La Corée d'où je viens m'a une fois de plus remis sur les rails.

Dans cet Extrême-Orient où me mènent mes réflexions et péripéties, je me sens chez moi.

J'ose croire que le Japon sera nouveau, qu'il aura un goût de mandarine réfléchie, qu'il fera souffler le vent de l'envers dans mes poumons encrassés. Peut-être en sortira-t-il quelque chose de constructif, une amitié, un essai, des idées... Une chose est sûre : ce ne sera pas une aventure. Je suis à nouveau amoureux, je crois.

Je sais que la Chine se rapproche et elle va devenir la femme de ma vie pour quelques années. Je le veux, et il en sera ainsi, car c'est d'elle que parlera mon mémoire, c'est avec elle que je vais cheminer mentalement. Puissé-je apporter un peu à cette terre, comme elle m'apporte d'équilibre depuis le début de l'année.

Pour la Corée, c'est l'heure des comptes. C'est un Coréen, un ami, un frère qui m'a poussé dans les bras de la Chine. C'est à lui que je dois une débâcle réussie après le grand n'importe quoi d'une imbécile nippone. C'est à lui que va ma reconnaissance pour ce qu'il ne pourra sans doute jamais mesurer mais que j'entends bien lui donner à entrevoir prochainement en visitant Taegu.
J'avais l'intention d'écrire beaucoup sur une femme. Mais je crois qu'en définitive, la pudeur est encore ce qu'il y a de mieux. J'espère juste (et je crois) qu'elle a trouvé sa place dans la vie, qu'elle aura su se reconstruire et qu'elle est heureuse à présent. Peut-être m'aura-t-elle pardonné ? Je ne sais pas. Peut-être nous croiserons nous un jour, puisque le tabou est levé : plus rien ne m'oblige à tourner autour du pot et je foulerai j'espère bientôt le sol où je suis né.


A bientôt Tomoyo, Elva, Crystal, Celine, Peter, Dong kyu....


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