L'Alma Mater est malade... ses desservants sont les enfants terribles de tous âges qui en ruinent la réputation autant pas accident que par malveillance égoïste.
Dans quelques mois je pars sur le terrain pour honorer la fama d'une institution qui nous offre la possibilité de faire ce que nous aimons et d'en vivre... Mais mes lectures me conduisent chaque jour un peu plus dans des affres de doutes : sommes-nous si seuls à penser qu'il importe de faire un travail proprement et d'y mettre du coeur à l'ouvrage ? Sommes-nous si seuls à le choisir par vocation ? Sommes-nous si stupides de croire à l'oeuvre pionnière, au travail de terrain, aux vertus du mérite patient ?
Je n'ai pas de réponse ; comme disait une amie, s'ils sont si nombreux à penser le contraire... sommes-nous sûrs qu'ils n'ont pas raison ?
Rien ne m'empêchera néanmoins de continuer à croire en ce que je fais. Je m'acharne sans doute à tort, mais pour moi, morphler sur le bord des rizières quand la nuit tombe en rase campagne est tout autant une preuve de travail accompli avec conscience et dévotion que fréquenter assidûment les bibliothèques métropolitaines.
En vérité, je ne sais pas pourquoi je me lance dans l'aventure thésarde. Sans doute par orgueil ; certainement aussi par envie ; peut-être pour me sentir vivre... Mais je n'ai pas la prétention de révolutionner le savoir, ni de faire art ou oeuvre originale. Je sais que je ne lègue rien, je n'apporte pas grand-chose. Alors si c'est pour "du beurre"... pourquoi ai-je cette douce impression qu'il faut le faire ? Sans doute parce que la vie est courte et que courir les routes de Chine m'apporte du bonheur. Sans doute parce que je pressens qu'il y a là bas une abondante récolte de clichés, ces petits bouts d'existences et de destins que je collectionne sur mes rouleaux depuis quelques années... Sans doute aussi et surtout parce que je crois, d'une intuition qui semble folle à beaucoup, que ma vie se construira sur les bords de la mer Jaune : sur la côte ou dans les îles....
En route Enfants de yams, le yourte est reparti.
Dans quelques mois je pars sur le terrain pour honorer la fama d'une institution qui nous offre la possibilité de faire ce que nous aimons et d'en vivre... Mais mes lectures me conduisent chaque jour un peu plus dans des affres de doutes : sommes-nous si seuls à penser qu'il importe de faire un travail proprement et d'y mettre du coeur à l'ouvrage ? Sommes-nous si seuls à le choisir par vocation ? Sommes-nous si stupides de croire à l'oeuvre pionnière, au travail de terrain, aux vertus du mérite patient ?
Je n'ai pas de réponse ; comme disait une amie, s'ils sont si nombreux à penser le contraire... sommes-nous sûrs qu'ils n'ont pas raison ?
Rien ne m'empêchera néanmoins de continuer à croire en ce que je fais. Je m'acharne sans doute à tort, mais pour moi, morphler sur le bord des rizières quand la nuit tombe en rase campagne est tout autant une preuve de travail accompli avec conscience et dévotion que fréquenter assidûment les bibliothèques métropolitaines.
En vérité, je ne sais pas pourquoi je me lance dans l'aventure thésarde. Sans doute par orgueil ; certainement aussi par envie ; peut-être pour me sentir vivre... Mais je n'ai pas la prétention de révolutionner le savoir, ni de faire art ou oeuvre originale. Je sais que je ne lègue rien, je n'apporte pas grand-chose. Alors si c'est pour "du beurre"... pourquoi ai-je cette douce impression qu'il faut le faire ? Sans doute parce que la vie est courte et que courir les routes de Chine m'apporte du bonheur. Sans doute parce que je pressens qu'il y a là bas une abondante récolte de clichés, ces petits bouts d'existences et de destins que je collectionne sur mes rouleaux depuis quelques années... Sans doute aussi et surtout parce que je crois, d'une intuition qui semble folle à beaucoup, que ma vie se construira sur les bords de la mer Jaune : sur la côte ou dans les îles....
En route Enfants de yams, le yourte est reparti.
1 commentaire:
Coucou,
J'ai pensé que la vision du séisme à Chengdu devait te serrer le coeur. J'ai relu cent fois la réponse de Rousseau sur le tremblement de terre à Lisbonne, je l'aime d'autant plus en ces temps d'ultra-médiatisation des catastrophes, mais cela ne retire rien au choc qu'on éprouve quand on apprend la nouvelle.
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