Le compte à rebours a démarré. Dans trois semaines exactement, je m'aventurerai dans une voie que je n'avais jamais songé à explorer. Je pars avec le sac au dos et la volonté d'avancer sans me retourner. Ce sera dans les confins nippons, sur l'île d'Hokkaido, que je voudrais m'échouer. Je vais traverser le Kansai, Shikoku, la vallée d'Iya, la plaine de Honshu et atteindre le Nord. Un vaste parcours pour oublier ce que je suis. Une longue marche pour laisser derrière moi des pesanteurs. Un long périple pour apprendre à ignorer le regard du père que j'ai trop souvent cru à m'épier et me juger au dessus de ma tête tandis que je cherchais ma mère dans les bras des femmes. Cette fois-ci, les grands espaces seront miens : je n'ai personne à voir, personne à aimer, personne dont je doive me convaincre qu'il faut m'accrocher. Je veux encore me laisser surprendre par la vie, me laisser porter d'idylle en rataux.
J'ai longtemps cru qu'il me suffisait de me laisser surprendre, et d'attendre de l'être encore plus. Aujourd'hui je pense qu'il vaut mieux une surprise que j'aurai gâchée en essayant de la confronter à ce que je suis vraiment plutôt que de chercher à la préserver intacte en s'illusionnant toujours quant à son idéale compatibilité avec moi-même.
En regardant par dessus mon épaule, je commence soudain à comprendre : j'ai aimé tombé amoureux d'étrangères et j'ai aimé les gardé loin de moi. Voilà ce que j'ai fait ces quatre dernières années. Aujourd'hui je voudrai coucher avec des étrangères que j'aurai choisi parmi celle que le hasard aura mis sur mon chemin mais me laisser le temps de connaître celle qui pourrait me faire ralentir la course pour faire un bout de chemin avec elle. Autrefois j'aurai tracé la route en affirmant haut et fort ne pas me retourner, mais je serai revenu en douce pour épier les signes d'après mon passage. Cette fois je cours, et il faudra bien m'interdire d'y revenir.
Pour la première fois depuis que j'arpente l'archipel, je veux revenir du Japon sans avoir cette fichue envie d'en rapporter des regrets, des remords, ou pire encore, une relation qui n'est qu'une idée séduisante.
Il faut préparer le terrain. Ce Noël le Japon, dans trois mois l'Allemagne, dans six la Chine, dans sept et demi la Corée et peut être le Japon... Tokyo, Kyoto, Berlin... Les mots de Peter Falk dans Himmel Uber Berlin résonnent sans fin... "It's amazing how little I know about this part...Maybe we'll discover it during the shooting... One good costume and let's hit the battle... Grandma used to say "Spazier" !... " Je me fiche de savoir ce qui m'attends. Je sais juste que j'attends d'y être et cette idée, pour la première fois, se fait sans idée préconçue.
J'ai longtemps cru qu'il me suffisait de me laisser surprendre, et d'attendre de l'être encore plus. Aujourd'hui je pense qu'il vaut mieux une surprise que j'aurai gâchée en essayant de la confronter à ce que je suis vraiment plutôt que de chercher à la préserver intacte en s'illusionnant toujours quant à son idéale compatibilité avec moi-même.
En regardant par dessus mon épaule, je commence soudain à comprendre : j'ai aimé tombé amoureux d'étrangères et j'ai aimé les gardé loin de moi. Voilà ce que j'ai fait ces quatre dernières années. Aujourd'hui je voudrai coucher avec des étrangères que j'aurai choisi parmi celle que le hasard aura mis sur mon chemin mais me laisser le temps de connaître celle qui pourrait me faire ralentir la course pour faire un bout de chemin avec elle. Autrefois j'aurai tracé la route en affirmant haut et fort ne pas me retourner, mais je serai revenu en douce pour épier les signes d'après mon passage. Cette fois je cours, et il faudra bien m'interdire d'y revenir.
Pour la première fois depuis que j'arpente l'archipel, je veux revenir du Japon sans avoir cette fichue envie d'en rapporter des regrets, des remords, ou pire encore, une relation qui n'est qu'une idée séduisante.
Il faut préparer le terrain. Ce Noël le Japon, dans trois mois l'Allemagne, dans six la Chine, dans sept et demi la Corée et peut être le Japon... Tokyo, Kyoto, Berlin... Les mots de Peter Falk dans Himmel Uber Berlin résonnent sans fin... "It's amazing how little I know about this part...Maybe we'll discover it during the shooting... One good costume and let's hit the battle... Grandma used to say "Spazier" !... " Je me fiche de savoir ce qui m'attends. Je sais juste que j'attends d'y être et cette idée, pour la première fois, se fait sans idée préconçue.

1 commentaire:
Eh BeH Mon Kim,
C'est toute une aventure. Finis tes Usain Bolt, tu vas passer la barre des 9"50 si ca continue...
Bon voyage !
tiB.
Enregistrer un commentaire