samedi 25 juillet 2009

Caché dans mon arbre, je lance des pommes au loin.

July 2009.
Harbin, Heilongjiang 黑龙江 Province, China
你就回来嘛,老外。。。


Barricadé derrière deux boucliers virtuels, je suis enfin en mesure - mais je ne sais pour combien de temps - d'accéder à ce blog et d'envoyer des nouvelles depuis l'Empire du Milieu.
Me revoilà donc, un an plus tard, sur les bords de l'Amour, aux confins sino-russes. La ville de Heihe s'est étendue en l'espace de quelques mois sur de nouveaus espaces et les projets de centres commerciaux, de ponts et de passerelles poussent comme des champignons. Je n'ai guère le temps d'apprécier mon terrain. Je voudrais déjà être ailleurs. Il me semble que c'est une injustice de me plaindre mais quand je sais ce qui m'attend de l'autre côté de la Mer jaune, je suis impatient et cette obligation universitaire, pour importante qu'elle soit, n'en finit plus de m'ennuyer.
De passage à Harbin, je suis retourné dans cette petite pension de famille tenue par des Coréens. C'est vraiment très étrange de constater que la ville d'Harbin, qui m'avait paru si grande l'an passé, me semble aujourd'hui tenir dans un mouchoir de poche. Je connais à présent le moindre recoin des ruelles du centre et le reste n'est que résidentiel. Je suppose que c'est la faute à mes déambulations photographique de l'an dernier : je me souviens de chaque couloirs des immeubles du quartier historique pour y avoir traqué avec mon objectif l'ombre d'un passant, les silhouettes d'enfants jouant à la marelle ou encore un vieil homme en train de ronfler.
Je n'ai pratiquement pas fait de photos pour moi cette fois. Toutes sont pour ce Master 2 que je dois boucler en très peu de temps. Je suis à peu près sûr que c'est faisable. Dans deux jours, je serai en Russie. L'inconnu total. Je ne sais même pas à quoi ressemble la ville de Blagovechtchensk. J'ignore le prix du logement et je n'ai aucune idée de comment je vais me procurer des devises. je n'ai même pas mon billet de bateau pour franchir le fleuve.
En fait, je crois que j'ai décidé de me laisser des raisons d'être surpris par les événements.


mardi 14 juillet 2009

Combien sommes nous à sentir que la terre tremble sous nos pieds ?


Je pars.

J'ai longtemps attendu ce moment. À présent qu'il est là, que je l'ai voulu, créé, précipité, j'ai peur. La chose est parfaitement normale à en croire ce qui l'ont déjà fait. Je voudrais les comprendre. Mais je sais qu'il faut savoir apprécier les moindres instants du présent qui se déroule. Avant de partir, c'est déjà être parti. Rien n'est plus vrai. Je crois que je fais, momentanément au moins, le choix d'une intensité d'expérience qui s'impose d'autant plus que je n'ai plus l'assurance de la jeunesse. Si j'avais encore attendu un mois, il n'est pas sûr que je serais parti. J'en suis même certain.

Vertige.

Je ne cesse de mesurer combien nous sommes peu de choses. Pas tant pour des raisons matérielles que parce que notre être tout entier résulte d'une série de hasards qui se sont déchaînés. Nous passons notre existence à rompre et danser dans le typhon. C'est bien ainsi.

Au fond, peu importe qu'une terre m'ait abandonné ou pas. Peu importe le visage de ceux que je ne connaîtrais jamais. Peu importe ce que je vais devenir. Je savoure chaque instant où j'entrevois la manière dont je le deviens.

Cela me fait penser que je fume trop. Il est bientôt temps d'arrêter. Je m'en voudrais de rater la fin.

samedi 28 février 2009

Romney London

February 2008, 
Hythe, Kent, England. 


Un court week-end entre Kent et Londres, après un long week end à Berlin.... Pour une fois la nourriture se vaut des deux côtés de la Manche : ce sont des Nouveaux Zélandais aux commandes de la cuisine. Oh boy, I'm so excited ! I really hope I'm gonna see Mary Poppins !




jeudi 26 février 2009

Orange juice



Some few pics from Berlin... Very few cities in the world can be proud to be highly identifiable to a colour. Berlin is not green... she's just too orange. Mixed up and lost in individual stories and collective destiny. Some few pics, for some few days, to wander around and listen. In the End, I'm much convinced that what I felt and saw there is way better reported in those blur shots than in any perfect serie of monuments taken in photo. 

Incoming soon, a short story called by the name of this idea. Berliner Orangessaft... Enjoy mates, I hälte nur für Sie !











vendredi 30 janvier 2009

NEW SKIN ON THE NET


THAT'S OFFICIAL/DU NEUF SUR :
WWW.PICKPOCKETINGLIVES.ORG
CHANGED ITS LOOK.

jeudi 22 janvier 2009

INCOMING

Soon on your display screens : a brand new website of pictures. Pickpocketinglives.org will soon change skin !

samedi 17 janvier 2009

Turbulences à trente mille pieds

Juillet 2007
Qinghai Hu, Qinghai Province, China


Les instants de la vie des autres sont une chose merveilleuse. Sur les rouleaux, ils rayonnent, ils peinent, ils communiquent une joie et des émotions qui sont un carburant de ma propre existence. Je ne sais si l'on peut parler d'une vie par procuration. Je ne le crois pas. Tout commence par un mouvement de foule, à la sortie du métro ou par une belle journée ensoleillée, lorsqu'un visage se tourne en direction de l'oeil de l'appareil. Un rapide regard, un clin d'oeil consentant, un sourire ou une grimace mal à l'aise. Nul ne pourrait dire combien de fois nous avons croisé ce genre de situation. Nul ne saurait dire pourquoi il a ressenti un profond sentiment d'aliénation à cet instant précis. Et pourtant peu de gens savent combien il est difficile de saisir en vol la magie de cet instant. C'est une évidence, le naturel est quelque chose d'insaisissable. Depuis cet hiver, j'aime prendre mes clichés sans poser. Je remercie le numérique d'avoir mis entre mes mains un redoutable filet à papillon pour capturer ces échanges invisibles qui brassent l'air quotidien des semaines tranquilles de vacances.
A toutes ces inconnues que j'ai eu le courage d'affronter du regard pour leur demander du coin de l'oeil si je pouvais figer leur image sur mes circuits imprimés, je dis merci. Peut être le numérique effraie-t-il moins par son protocole plus simple. Son oeil est plus gros mais ce qu'il inspire est moins effrayant que la pesante présence d'une alchimie argentique surannée. Toujours est-il que je dis merci. Merci d'avoir enrichi mes errances et de leur avoir imprimé un peu de vos mystères.
La vie est merveilleuse.



Janvier 2009,
Shibuya, Tokyo, Japan
Smile for rental

jeudi 15 janvier 2009

Ogata Yaya au pays des bas fonds



Janvier 2008,
Somewhere in the maze of Shinjuku's deep lungs

Il m'arrive une chose étrange.
...
J'ai mis un point final à un nouvelle... et personne ne l'aime. Certains me croient fou depuis. D'autres ont fait la tronche en me rendant mon manuscrit. Les uns ne m'ont pas reconnu, les autres sont déçus. Et pourtant, je garde le sourire. Je ne sais pas pourquoi. Cette nouvelle c'est moi. C'est juste tellement moi. D'abord, je perçois pas la rupture de ton ou de projet avec le reste de ce que j'ai écris. Et puis il y a cette étrange impression que je traîne : lorsque j'ai mis un point final à ces pages, j'ai eu l'impression que quelque chose se passait. Je saurai pas dire ce que c'est. Je ne saurai pas dire pourquoi non plus. Mais depuis que je l'ai écris, je rêve d'îles, de vélo et loup à tête de poussin. J'ai senti que quelque chose qui n'était pas moi avait surgi sous ma plume et je l'ai gardé. J'ai fais le choix et je l'assume : je l'ai gardé. C'est étrange d'accepter ce qui n'est pas ce que l'on aurait écrit. C'est vraiment bizarre. Lorsque les gens m'ont fermé leurs yeux, pour la première fois, j'étais content. Moi qui d'ordinaire me rétracte dès que les critiques pointent, voilà que le dégoût ou la déception des autres m'enchante. Je ne sais pas pourquoi je suis satisfait et sûr d'être autant dans mon bon droit...
Peut être que relire ces mots de Chateaubriand m'a fait prendre conscience d'une chose : c'est en arrivant dans une soirée pleine d'inconnus que l'on décide si l'on veut rester comme le sale type, le bon ou le truand. Une chose est sûr : on parle peu du bon, on évoque un peu la brute, mais déranger, c'est parfois bon signe. Présomptueux ou non, prétentieux ou non, j'assume. La yourte est descendu dans les bas fonds et saura retrouver le chemin de la sortie. En attendant, j'ai décidé de voir jusqu'où pouvait m'emmener des pas dans une écriture qui fait sortir des gonds.
...
Peut être que le temps me révélera rapidement que le goût systématique du paradoxe et de la provocation était illusoire... peut être qu'il est pathétiquement triste de croire que l'originalité et ce qui n'est pas soi est un moyen trop facile de se prendre pour un artiste. Peut être que j'ai tort et que je devrai cesser d'avoir autant confiance dans les choix que j'assume aujourd'hui....

...
Mais je m'en fous. J'aime ce que fais et j'entends bien en tirer tout ce que je peux. Je crois que j'ai grandi, enfants de Yam, apprenez-moi à chevaucher.

jeudi 8 janvier 2009

Il y a toujours trop de choses inutiles qu'on ramène dans ses valises...


Me voilà de retour... avec 17 kilos de cadeau dans mes bagages. Comment se fait-il qu'en revenant de l'Archipel, les choses soient toujours les mêmes ? Comment se fait-il que de retour du Japon, je revienne toujours avec autant de charge dysfonctionelle ?
Je ne me plains pas : je m'interroge.
Dans ces petites choses, j'ai ramené le summum du gadget alimentaire : des cannettes de thé et café glacé orné aux armes de Final Fantasy.
Vraiment je ne sais pas pourquoi... Mais je sais aussi que j'y retournerai... et que ce sera encore la même chose. Avis aux amateurs des cadeaux insolites : El Kim est bientôt de retour avec une nouvelle cargaison. Passez donc commande !

dimanche 4 janvier 2009

Redcliff under the palm of your hand

Il fallait qu`on y ait droit quand meme. Je m`efforce, depuis que je viens au Japon, de montrer un autre visage que celui des gamers et des otaku afficionados du patchinko, mais c`est aussi cela le Japon moderne. Alors il fallait que je mette en ligne une petite serie (pas extraordinaire, j`en conviens) de ces portraits de nights providers. Toutes les photos sont realisees dans les environs du Kabuki cho, le quartier chaud de Shinjuku ou l`on peut se prendre une cuite tout en matant des fesses qui se deshabille sur fond de musique techno. NON ca ne sent pas le vecu, je m`insurge. Les deux dernieres photos sont prises a la sortie Est du metro de Shibuya... quand je vous parlais de l`enfer des soldes...
Pour la petite histoire, nous connaissons depuis la Nintendo Wii, les Rythm` game, ces jeux ou l`on doit battre la mesure avec une replique d`instruments, c`est pourquoi nous ne sommes pas tellement impressionnes par ces jeux sous forme d`arcades aujourd`hui.
Ce qui n`a en revanche pas encore perce en Europe, ce sont les table card, une variante des jeux de type Magic qui se jouent sur un plateau multimedia. En gros : il faut commencer par se ruiner en achetant une serie de cartes qui porte l`effigie et les proprietes de combat ou sportive d`un personnage. Ce personnage peut etre un joueur de foot ou de baseball reel comme un personnage de fiction comme les heros du Roman des Trois Royaumes (Redcliff pour ceux qui ont vu le dernier John Woo).
Ensuite, muni de vos cartes toutes belles et toutes neuves vous vous dite Rhoooooo ce serait quand meme vachement dommage de les abimer, alors vous foncer a nouveau vers la machine et vous acheter des pochettes en plastique adaptees juste de la taille pour les proteger.
Bon vous avez vos cartes plastifiees, qu`est-ce qu`on fait maintenant ?? Ben on fonce a la borne d`arcade !!! Devant vous, se trouve une grosse machine sur laquelle vous avez, un distributeur de nouvelles cartes (plus vous gagnez des batailles plus la machine vous recrache des cartes toutes neuves et plus vous devez donc aller a la machine pour acheter des petite pochettes plastiques). Au centre de la machine, un plateau avec un GROS GROS bouton rouge et un petit bouton vert. et en face, juste devant vous, se dresse l`ecran de la machine.

Alors ca se passe comme ca : vous enfilez trois pieces de 100 yens. Et la partie commence. VOus placez vos cartes sur le plateau devant vous et vous attendez que la machine reconnaisse qui c`est. Aussitot apres, vous choisissez les modalites de l`affrontement, en ligne avec quelqu`un... Et puis la bataille commence. Et boum c`est parti, c`est magique parce que ce qui n`etait qu`un petit jeu de carte se transforme en troupes sur l`ecran et avec vos mains vous bougez les cartes et vous les faites se deplacer et tout et tout. Et puis quand vous sentez que vous allez perdre alors c`est le moment d`appuyer sur le petit bouton vert qui declenche des renforts. Et quand vous sentez que vraiment vous allez vous manger une gamelle, vous choisissez le GROS GROS bouton rouge. Et la boum c`est les pouvoirs magiques du personnage qui explose dans tous les sens et meme que vous savez plus ou il faut regarder sur l`ecran tellement ca flashouille dans tous les sens avec des bruits bizarres. Bref, quand le calme revient, soit vous avez perdu, dans ce cas vous gagnez une petite carte recrachee par la machine, soit vous remporter un gros lot et vous passz a la bataille suivante en updatant (en augmentant les proprietes guerrieres ou sportives) de vos personnages.

Bon, vous savez tout (c`est la derniere photo avant les deux cliches de Shibuya pour ceux qui veulent suivre). Moi j`ai gagne, a force de m`exciter en decrivant comment ca marche, je suis en nage. Je file prendre une douche et possiblement dormir un peu.



Combat de catch au 109 Shibuya

Janvier 2009,
Harajuku, Tokyo, Japon

Dernieres heures a Shibuya. Le temps est superbe, froid, sec. Le soleil resplendit dans les rues glaciales de la capitale nippone mais dans les etages des centres commerciaux, c`est l`enfer sur Terre. Les Soldes ont commence dans l`archipel. Un mois et demi de pure folie ou la recession semble lointaine. Un mois et demi ou les jeunes femmes prennent d`assaut les plaza et shopping mall depuis Tokyu jusqu`a Mitsukoshi en passant par Seibu et Shibuya 109. On bat le pave depuis Ginza jusqu`a Harajuku pour s`arracher les dernieres creations des marques internationales.


Je savoure les derniers instant au Japon avant un bon moment semble-t-il. Hier soir quelque chose s`est brise et je ne serai probablement plus jamais le meme pour cette raison. Mes yeux sont ouverts. C`est douloureux. Il faudra que j`en parle a mon psy en rentrant. Merci un ceux qui auront suivi ce parcours dans l`ile a travers ces lignes.


Janvier 2009,
Ueno, marche de Yokocho, Tokyo, Japon

Janvier 2009,
Harajuku, Tokyo, Japon

Janvier 2009,
Ueno, Tokyo, Japon

Janvier 2009,
Ueno, Tokyo, Japon
Janvier 2009,
Harajuku, Tokyo, Japon

Janvier 2009,
Harajuku, Tokyo, Japon

Janvier 2009,
Harajuku, Tokyo, Japon


Janvier 2009,
Harajuku, Tokyo, Japon