
Janvier 2008,
Somewhere in the maze of Shinjuku's deep lungs
Il m'arrive une chose étrange.
...
J'ai mis un point final à un nouvelle... et personne ne l'aime. Certains me croient fou depuis. D'autres ont fait la tronche en me rendant mon manuscrit. Les uns ne m'ont pas reconnu, les autres sont déçus. Et pourtant, je garde le sourire. Je ne sais pas pourquoi. Cette nouvelle c'est moi. C'est juste tellement moi. D'abord, je perçois pas la rupture de ton ou de projet avec le reste de ce que j'ai écris. Et puis il y a cette étrange impression que je traîne : lorsque j'ai mis un point final à ces pages, j'ai eu l'impression que quelque chose se passait. Je saurai pas dire ce que c'est. Je ne saurai pas dire pourquoi non plus. Mais depuis que je l'ai écris, je rêve d'îles, de vélo et loup à tête de poussin. J'ai senti que quelque chose qui n'était pas moi avait surgi sous ma plume et je l'ai gardé. J'ai fais le choix et je l'assume : je l'ai gardé. C'est étrange d'accepter ce qui n'est pas ce que l'on aurait écrit. C'est vraiment bizarre. Lorsque les gens m'ont fermé leurs yeux, pour la première fois, j'étais content. Moi qui d'ordinaire me rétracte dès que les critiques pointent, voilà que le dégoût ou la déception des autres m'enchante. Je ne sais pas pourquoi je suis satisfait et sûr d'être autant dans mon bon droit...
Peut être que relire ces mots de Chateaubriand m'a fait prendre conscience d'une chose : c'est en arrivant dans une soirée pleine d'inconnus que l'on décide si l'on veut rester comme le sale type, le bon ou le truand. Une chose est sûr : on parle peu du bon, on évoque un peu la brute, mais déranger, c'est parfois bon signe. Présomptueux ou non, prétentieux ou non, j'assume. La yourte est descendu dans les bas fonds et saura retrouver le chemin de la sortie. En attendant, j'ai décidé de voir jusqu'où pouvait m'emmener des pas dans une écriture qui fait sortir des gonds.
...
Peut être que le temps me révélera rapidement que le goût systématique du paradoxe et de la provocation était illusoire... peut être qu'il est pathétiquement triste de croire que l'originalité et ce qui n'est pas soi est un moyen trop facile de se prendre pour un artiste. Peut être que j'ai tort et que je devrai cesser d'avoir autant confiance dans les choix que j'assume aujourd'hui....
...
Mais je m'en fous. J'aime ce que fais et j'entends bien en tirer tout ce que je peux. Je crois que j'ai grandi, enfants de Yam, apprenez-moi à chevaucher.
Peut être que relire ces mots de Chateaubriand m'a fait prendre conscience d'une chose : c'est en arrivant dans une soirée pleine d'inconnus que l'on décide si l'on veut rester comme le sale type, le bon ou le truand. Une chose est sûr : on parle peu du bon, on évoque un peu la brute, mais déranger, c'est parfois bon signe. Présomptueux ou non, prétentieux ou non, j'assume. La yourte est descendu dans les bas fonds et saura retrouver le chemin de la sortie. En attendant, j'ai décidé de voir jusqu'où pouvait m'emmener des pas dans une écriture qui fait sortir des gonds.
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Peut être que le temps me révélera rapidement que le goût systématique du paradoxe et de la provocation était illusoire... peut être qu'il est pathétiquement triste de croire que l'originalité et ce qui n'est pas soi est un moyen trop facile de se prendre pour un artiste. Peut être que j'ai tort et que je devrai cesser d'avoir autant confiance dans les choix que j'assume aujourd'hui....
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Mais je m'en fous. J'aime ce que fais et j'entends bien en tirer tout ce que je peux. Je crois que j'ai grandi, enfants de Yam, apprenez-moi à chevaucher.
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