
July 2009.
Harbin, Heilongjiang 黑龙江 Province, China
你就回来嘛,老外。。。
Barricadé derrière deux boucliers virtuels, je suis enfin en mesure - mais je ne sais pour combien de temps - d'accéder à ce blog et d'envoyer des nouvelles depuis l'Empire du Milieu.
Me revoilà donc, un an plus tard, sur les bords de l'Amour, aux confins sino-russes. La ville de Heihe s'est étendue en l'espace de quelques mois sur de nouveaus espaces et les projets de centres commerciaux, de ponts et de passerelles poussent comme des champignons. Je n'ai guère le temps d'apprécier mon terrain. Je voudrais déjà être ailleurs. Il me semble que c'est une injustice de me plaindre mais quand je sais ce qui m'attend de l'autre côté de la Mer jaune, je suis impatient et cette obligation universitaire, pour importante qu'elle soit, n'en finit plus de m'ennuyer.
De passage à Harbin, je suis retourné dans cette petite pension de famille tenue par des Coréens. C'est vraiment très étrange de constater que la ville d'Harbin, qui m'avait paru si grande l'an passé, me semble aujourd'hui tenir dans un mouchoir de poche. Je connais à présent le moindre recoin des ruelles du centre et le reste n'est que résidentiel. Je suppose que c'est la faute à mes déambulations photographique de l'an dernier : je me souviens de chaque couloirs des immeubles du quartier historique pour y avoir traqué avec mon objectif l'ombre d'un passant, les silhouettes d'enfants jouant à la marelle ou encore un vieil homme en train de ronfler.
Je n'ai pratiquement pas fait de photos pour moi cette fois. Toutes sont pour ce Master 2 que je dois boucler en très peu de temps. Je suis à peu près sûr que c'est faisable. Dans deux jours, je serai en Russie. L'inconnu total. Je ne sais même pas à quoi ressemble la ville de Blagovechtchensk. J'ignore le prix du logement et je n'ai aucune idée de comment je vais me procurer des devises. je n'ai même pas mon billet de bateau pour franchir le fleuve.
En fait, je crois que j'ai décidé de me laisser des raisons d'être surpris par les événements.
